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Le taux de remplissage des barrages en Algérie a atteint près de 60 % ce jeudi 14 mai, marquant une amélioration significative due aux récentes pluies. Le Directeur général de l'Agence nationale des barrages et des transferts, Abdellatif Azira, a déclaré que "la proportion de remplissage des barrages en Algérie a atteint près de 60 %, grâce à d'importantes quantités de pluie tombées cette année". Les précipitations enregistrées cette année sur l'ensemble du territoire national ont permis de porter le volume d'eau stockée dans les barrages à 4,6 milliards de mètres cubes, a précisé M. Azira. Il a ajouté que cela représente un taux de remplissage précis de 59,55 %. Comparé à la même période l'année dernière, ce chiffre a augmenté d'environ 20 points de pourcentage, pour un total de 82 barrages en exploitation sur l'ensemble du territoire national. Cette augmentation substantielle des réserves hydriques est une nouvelle encourageante pour la gestion des ressources en eau du pays.
Barrages pleins et capacités accrues
Vingt barrages ont atteint un taux de remplissage de 100 % à ce jour. Parmi les ouvrages ayant atteint leur capacité maximale figurent le barrage de Beni Haroun dans la wilaya de Mila, le barrage de Tichy-Haf dans la wilaya de Béjaïa et le barrage de Bouhanifia dans la wilaya de Mascara. Ces barrages entièrement remplis témoignent de l'efficacité des récentes précipitations et de la capacité des infrastructures existantes à capter et stocker de grandes quantités d'eau. Parallèlement, la capacité totale supplémentaire des nouveaux barrages en Algérie est estimée à 250 millions de mètres cubes, ce qui représente une augmentation significative des réserves potentielles. Cette capacité additionnelle viendra s'ajouter aux 82 barrages déjà en exploitation, renforçant ainsi la sécurité hydrique du pays.
Projets de maintenance et d'optimisation
L'Agence nationale des barrages et des transferts (ANBT) s'apprête à lancer prochainement sa quatrième campagne de nettoyage des barrages. Cette initiative vise à retirer environ 10 millions de mètres cubes de sédiments accumulés, un volume considérable qui, une fois retiré, permettra d'optimiser la capacité de stockage des ouvrages existants. Parallèlement, l'ANBT mène des recherches en collaboration avec des universités pour valoriser ces boues. L'objectif est d'étudier leur utilisation potentielle dans la fabrication de matériaux de construction ainsi que leur application dans le secteur agricole, transformant ainsi un déchet en ressource utile.
Dans une démarche d'optimisation énergétique et de transition vers des sources plus durables, l'Agence nationale des barrages et des transferts travaille également à l'installation de panneaux solaires sur plusieurs barrages. Le barrage de Beni Haroun, notamment, fait partie des sites où ces équipements d'énergie renouvelable seront déployés. Cette initiative s'inscrit dans une stratégie plus large visant à réduire la consommation d'énergie conventionnelle et à promouvoir l'autonomie énergétique des infrastructures hydrauliques.
Nouvelles infrastructures et avenir numérique
Cinq nouveaux barrages sont sur le point d'entrer en service dans les prochains jours, marquant une expansion significative des infrastructures hydrauliques du pays. Ces nouvelles installations contribueront directement à l'augmentation de la capacité nationale de stockage d'eau. Parallèlement à ces développements physiques, l'Agence nationale des barrages et des transferts (ANBT) a lancé un projet ambitieux visant à numériser la gestion des barrages. Cette initiative intègre des technologies avancées d'intelligence artificielle pour optimiser la surveillance, la maintenance prédictive et l'exploitation des installations, garantissant une gestion plus efficace et réactive des ressources en eau. Cinq barrages supplémentaires sont prévus pour une mise en service au cours de l'année en cours, ce qui contribuera encore davantage à l'augmentation des capacités de stockage et de régulation de l'eau en Algérie, renforçant la résilience du pays face aux défis hydriques. ---