La France, le Canada, l'Australie, l'Allemagne, l'Italie, la Nouvelle-Zélande et le Royaume-Uni ont collectivement dénoncé l'expansion des colonies israéliennes en Cisjordanie occupée, une déclaration conjointe ayant été publiée vendredi. Ces sept pays ont exprimé leur vive opposition à la poursuite de cette politique, qui, selon eux, compromet les perspectives d'une solution à deux États et la paix dans la région. Leur communiqué note la nécessité de respecter le droit international et les résolutions pertinentes des Nations unies. Ils ont également appelé toutes les parties à s'abstenir de toute action unilatérale susceptible d'aggraver les tensions et de rendre plus difficile la reprise d'un dialogue constructif, insistant sur le fait que l'expansion des colonies israéliennes compromet la stabilité régionale et les perspectives d'une solution à deux États.
Critiques sur l'expansion des colonies
Les sept pays ont affirmé que la violence des colons israéliens avait atteint des niveaux « sans précédent » au cours des derniers mois. Ils ont critiqué les politiques du gouvernement israélien pour avoir renforcé davantage le contrôle sur la Cisjordanie occupée, déclarant : « Le droit international est clair : les colonies israéliennes en Cisjordanie sont illégales ». Les nations ont également souligné que le projet E1, s'il était réalisé, diviserait la Cisjordanie occupée en deux et compromettrait les perspectives d'une solution négociée. Elles ont également qualifié le projet de développement E1 de « grave violation du droit international ».
Dans leur communiqué, les sept pays ont appelé les entreprises à ne pas participer aux appels d'offres liés aux projets de colonisation. Cette demande vise à décourager l'investissement dans des activités considérées comme illégales au regard du droit international et comme des obstacles à la paix. Ils ont en outre demandé le respect du statu quo historique des lieux saints à Jérusalem, un point sensible et clé pour la stabilité de la ville. Un autre point de leur déclaration concernait la levée des restrictions financières imposées à l'Autorité palestinienne et à l'économie palestinienne, afin de permettre un développement économique et social plus stable.
Selon des données palestiniennes, la violence de l'armée israélienne en Cisjordanie occupée a entraîné la mort de 1 162 Palestiniens et blessé plus de 12 245 personnes depuis le 8 octobre 2023. Cette période a également été marquée par un nombre significatif d'arrestations, avec près de 23 000 Palestiniens détenus. La Commission palestinienne pour le Mur de séparation et la Résistance aux colonies a enregistré 1 637 attaques de colons rien qu'en avril, soulignant l'ampleur croissante de la violence dans la région.
Contexte de la solution à deux États
Les sept pays ont affirmé que l'expansion des colonies israéliennes compromet la stabilité régionale et les perspectives d'une solution à deux États. Leurs préoccupations se fondent sur le principe que ces implantations modifient de manière irréversible la géographie du territoire, rendant plus difficile l'établissement d'un État palestinien viable et contigu. Ils ont souligné que le droit international est clair : « Le droit international est clair : les colonies israéliennes en Cisjordanie sont illégales ». Cette position reflète un consensus international sur le statut juridique des colonies et leur impact sur le processus de paix.
Les nations signataires ont spécifiquement désigné le projet de développement E1 comme une « grave violation du droit international ». Ce projet, s'il était réalisé, relierait la colonie de Ma'ale Adumim à Jérusalem, coupant ainsi la Cisjordanie en deux et isolant Jérusalem-Est du reste du territoire palestinien. Une telle initiative est perçue comme un obstacle majeur à la viabilité d'un futur État palestinien et, par extension, à la réalisation d'une solution à deux États. Leur déclaration met en lumière la conviction que de telles actions unilatérales sapent les efforts diplomatiques et augmentent les tensions dans une région déjà volatile.
Réactions palestiniennes et internationales
Les sept pays ont réaffirmé leur engagement en faveur d'une paix « juste et durable » fondée sur une solution négociée à deux États, conformément aux résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies. Ils ont exhorté Israël à mettre fin à l'expansion des colonies, à garantir que les auteurs de violences de colons soient tenus responsables de leurs actes, et à enquêter sur les accusations portées contre les forces israéliennes. Cet appel à la reddition de comptes et à la cessation de l'expansion reflète une préoccupation internationale croissante.
La présidence palestinienne a salué la déclaration conjointe, la qualifiant d'« étape importante dans la bonne direction ». Elle a ajouté que cette initiative représentait une « position internationale forte » contre les politiques israéliennes, espérant qu'elle conduirait à une pression accrue pour un changement de cap. Cette déclaration conjointe est perçue comme un signe de l'unité de ces nations influentes sur une question clé pour la paix et la sécurité régionales.