Rapport de police : Un troisième tunnel secret vers Ceuta était en projet

نفق سري ثالث نحو سبتة بتواطؤ من المخزن.. إسبانيا تكشف مخططا لإغراقها بالمخدرات
Photo via Echoroukonline

Un nouveau rapport de sécurité de l'Unité de lutte contre la drogue et le crime organisé (UDYCO) de la Police nationale espagnole, remis à la Cour nationale, a mis en lumière des renseignements inédits. Ce document, qui constitue une pièce maîtresse de l'enquête en cours, indique qu'un projet de troisième tunnel secret destiné à relier le Maroc à سبتة (Ceuta) était en préparation. Les informations contenues dans ce rapport ont été obtenues grâce à des méthodes d'investigation sophistiquées, permettant de déjouer les plans d'une organisation criminelle d'envergure.

Le rapport de l'UDYCO précise que ce tunnel devait servir au passage d'importantes quantités de drogue, notamment du "Chira" (hachich). Les plans prévoyaient que ce conduit souterrain soit creusé à proximité de la clôture frontalière entre le Maroc et سبتة (Ceuta), dans une zone stratégique pour le trafic. L'objectif était de créer une voie de passage discrète et sécurisée pour les substances illicites, contournant ainsi les dispositifs de surveillance frontalière existants.

Détails de l'infrastructure clandestine

Selon le rapport, le réseau criminel démantelé en mars dernier avait pour projet de construire un troisième tunnel « secret ». Ce conduit devait relier le territoire marocain à la ville de Ceuta, afin de faciliter le passage de marchandises illicites. Une partie impliquée dans ce projet souterrain a indiqué la nécessité de creuser sur une distance allant jusqu'à 40 mètres depuis le côté de Ceuta pour finaliser l'infrastructure. Ce tunnel avait pour objectif principal d'imposer une forme de « péage » ou de « redevance » aux organisations criminelles plus modestes. Cette taxe aurait été appliquée pour chaque kilogramme de hachich transitant par l'installation, permettant ainsi au réseau de contrôler et de monétiser le trafic transfrontalier. Cette stratégie visait à consolider la position dominante du réseau dans le commerce illicite de stupéfiants dans la région, en créant une infrastructure essentielle et lucrative.

Sources d'information et inquiétudes du réseau

Des clips audio en cours d'analyse ont révélé un certain avancement dans la construction de cette infrastructure clandestine. Ces informations ont été obtenues grâce au déchiffrement d'enregistrements audio et d'appels interceptés par les agences de sécurité, après l'obtention d'une autorisation judiciaire en bonne et due forme. La précision des détails recueillis par ces écoutes a permis aux enquêteurs de reconstituer les intentions et les méthodes du réseau.

Les membres du réseau ont exprimé une crainte significative concernant le site d'excavation choisi pour le tunnel. Cette inquiétude était principalement due à la présence constante et aux mouvements quotidiens des éléments de la الدرك الملكي المغربي (Gendarmerie Royale Marocaine) à proximité de la zone. Les conversations interceptées ont également révélé les appréhensions des membres du réseau quant à la détection de leurs activités. Leurs préoccupations portaient notamment sur les entrées et sorties répétées du personnel de construction, qui auraient pu éveiller les soupçons des forces de l'ordre. Ces discussions internes soulignent la complexité logistique et les risques inhérents à la réalisation d'un tel projet souterrain.

Contexte des tunnels précédents et surveillance renforcée

Le plus récent de ces tunnels, découvert fin mars, a été utilisé pour six opérations majeures de trafic de drogue depuis le Maroc et pour le transport d'importantes sommes d'argent générées par ces activités illicites. Cette découverte a mis en évidence l'efficacité et la fréquence d'utilisation de ces passages clandestins par les organisations criminelles. Les deux tunnels précédents qui avaient été découverts restent sous stricte surveillance, munis d'un capteur électronique connecté à la salle d'opérations du الحرس المدني الإسباني. Ce dispositif technologique avancé permet une détection immédiate de toute activité suspecte, renforçant ainsi la sécurité frontalière. Ces deux tunnels avaient été précédemment mis au jour dans la zone de "تراخال" (Tajal) lors d'opérations de sécurité de grande envergure visant des réseaux internationaux de trafic de hachich. La découverte de ces infrastructures successives a alerté les autorités sur la persistance et l'ingéniosité des trafiquants.

Implications et allégations sérieuses

L'Unité de lutte contre la drogue et le crime organisé (UDYCO) a qualifié les incidents observés de « très graves » en raison de l'ampleur et de la complexité des tunnels, soulignant la complicité présumée des autorités marocaines dans la facilitation des activités transfrontalières. Cette classification met en évidence la préoccupation des forces de sécurité espagnoles face à la sophistication croissante des méthodes de trafic et aux défis qu'elles posent à la sécurité nationale. Le rapport judiciaire a par ailleurs indiqué que les enquêtes en cours visaient l'une des organisations criminelles les plus actives et dangereuses, dont l'influence s'étend sur le sud de la péninsule Ibérique. La nature transnationale de ces réseaux exige une coopération internationale accrue pour démanteler efficacement leurs opérations et traduire leurs membres en justice. La révélation de ce troisième projet de tunnel note la détermination des groupes criminels à innover pour contourner les contrôles frontaliers, mais aussi la vigilance continue des forces de sécurité espagnoles pour contrecarrer ces menaces.