La Commission d’enquête internationale indépendante des Nations unies sur les territoires palestiniens a publié son nouveau rapport dans le cadre de la 62ème session du Conseil des droits de l'homme de l'ONU. Ce rapport, qui accuse Israël de cibler délibérément les enfants palestiniens, demande à Israël de cesser les violations et les crimes commis contre les enfants palestiniens. Il appelle également à la fin de la présence d'Israël dans les territoires palestiniens occupés, en particulier en Cisjordanie. La publication de ce document intervient dans un contexte de préoccupations internationales croissantes concernant le sort des enfants dans la région, et marque une étape importante dans l'évaluation des actions menées par les autorités et les forces israéliennes. La Commission, dont le mandat est d'enquêter sur toutes les violations du droit international humanitaire et du droit international des droits de l'homme dans les territoires palestiniens occupés, y compris Jérusalem-Est, et en Israël, a présenté ses conclusions détaillées devant le Conseil des droits de l'homme.
Accusations de crimes graves
Le rapport affirme que les autorités et les forces de sécurité israéliennes continuent de commettre un génocide, des crimes contre l'humanité et des crimes de guerre en ciblant délibérément les enfants palestiniens dans la bande de Gaza, ainsi que des crimes de guerre en Cisjordanie. Ces accusations graves soulignent la persistance de violations systématiques, selon les conclusions de la Commission. La Commission avait déjà conclu l'année dernière qu'Israël commettait un génocide contre les Palestiniens dans la bande de Gaza, une conclusion réaffirmée et approfondie par les nouvelles preuves présentées dans ce rapport.
L'ampleur et la nature systématique des attaques israéliennes persistent, entraînant des morts, des blessures et des traumatismes sans précédent chez les enfants palestiniens. Le rapport met en évidence la continuité de ces actions, qui ont des répercussions dévastatrices sur la population la plus jeune. Le ciblage délibéré des enfants constitue l'un des éléments clés démontrant l'intention génocidaire des autorités et des forces de sécurité israéliennes de détruire, en tout ou en partie, la population palestinienne de Gaza. Cette intention est étayée par l'analyse des schémas d'attaques et de leurs conséquences sur les enfants. Même après le cessez-le-feu annoncé en octobre 2025, des enfants continuent d'être tués et gravement blessés, ce qui démontre une incapacité persistante à garantir leur protection malgré les accords. Les experts de la Commission ont recueilli des témoignages et des preuves qui attestent de la gravité et de la répétition de ces incidents.
Impact dévastateur sur les enfants
Des enfants palestiniens sont arrêtés et incarcérés dans des prisons et centres de détention israéliens, où ils subissent des tortures et d'autres formes de mauvais traitements sévères, sans que des informations sur leur localisation ne soient communiquées, selon le rapport. Cette pratique, qui viole les droits fondamentaux des enfants, aggrave leur vulnérabilité et leur souffrance. Le document mentionne des cas de violences sexuelles commises contre des enfants par les forces de sécurité israéliennes, ce qui représente une violation particulièrement odieuse des droits humains et une forme de traumatisme profond. Ces révélations soulignent une défaillance grave dans le respect des normes internationales de protection des mineurs en période de conflit et de détention.
Les attaques israéliennes ciblant des unités néonatales et des centres de maternité à Gaza ont eu un impact direct sur la survie des nouveau-nés et sur l'avenir reproductif de la population palestinienne. Ces infrastructures médicales essentielles, qui devraient être protégées en toutes circonstances, ont été délibérément visées, selon le rapport, entraînant des conséquences tragiques. Une augmentation des fausses couches, des malformations congénitales et des vulnérabilités persistantes chez les nouveau-nés est constatée, ce qui menace la santé publique à long terme et la viabilité de la communauté. La famine est également responsable de la mort d'enfants palestiniens et affecte gravement la santé de nombreux autres en les privant d'une nutrition de base. Cette situation est exacerbée par les restrictions d'accès à l'aide humanitaire, transformant la nourriture en une arme de guerre.
La baisse des taux de vaccination, l'insécurité alimentaire et la destruction des infrastructures de santé ont accru les risques de maladies, y compris des épidémies, pour les enfants. La détérioration des conditions sanitaires et l'accès limité aux soins médicaux de base exposent les jeunes populations à des dangers accrus. La destruction des orphelinats et des établissements éducatifs à Gaza et en Cisjordanie a gravement entravé le développement cognitif, social et émotionnel des enfants. Ces destructions ont des conséquences durables sur leur capacité à apprendre et à interagir, les privant d'un environnement stable et propice à leur épanouissement. Le rapport note que ces actions ne se limitent pas à des dommages physiques, mais causent également des préjudices psychologiques profonds et irréversibles, affectant des générations entières. L'accès à l'éducation, considéré comme un droit fondamental, est systématiquement compromis, privant les enfants de toute perspective d'avenir.
Appels à la responsabilité
Israël ignore systématiquement le cessez-le-feu et la protection des enfants palestiniens prévue par le droit international, selon le rapport de la Commission d’enquête internationale indépendante des Nations unies. Ce document met en lumière une persistance des actions israéliennes en dépit des accords, soulignant un manquement continu aux obligations internationales visant à sauvegarder la vie et le bien-être des jeunes Palestiniens. La Commission a ainsi documenté des cas où les garanties de protection offertes par le droit international n'ont pas été respectées, démontrant un mépris des conventions et traités internationaux. Les conclusions du rapport appellent à une action internationale urgente pour faire respecter ces principes fondamentaux.
La Commission a identifié des soldats israéliens qu'elle juge responsables de la mort et des blessures d'enfants palestiniens. En conséquence, le rapport recommande que ces individus soient tenus responsables de leurs actes. Cette préconisation s'inscrit dans un appel plus large à la justice et à la fin de l'impunité pour les violations commises à l'encontre des enfants dans les territoires palestiniens. Les experts des Nations unies insistent sur la nécessité d'établir des mécanismes de reddition de comptes pour dissuader de futures transgressions. Le rapport exhorte la communauté internationale à prendre des mesures concrètes pour garantir que les auteurs de ces crimes soient poursuivis et jugés, et que les victimes obtiennent justice et réparation. La Commission note l'importance clé de la responsabilisation pour restaurer la confiance dans le droit international et pour prévenir de nouvelles atrocités.