Quatre pays africains unissent leurs forces pour accueillir la CAN 2028

أربع دول تؤكد ترشّحها المشترك لاستضافة أمم إفريقيا 2028
Photo via Echoroukonline

L'Afrique du Sud, le Botswana, la Namibie et le Zimbabwe ont déposé une candidature conjointe pour l'organisation de la Coupe d'Afrique des Nations 2028, selon des sources proches du dossier. Cette proposition mutualisée émerge dans un contexte où les candidatures régionales gagnent en importance pour l'accueil de grands événements sportifs sur le continent africain. Les quatre nations d'Afrique australe espèrent ainsi démontrer leur capacité collective à organiser un tournoi de cette envergure, bénéficiant d'infrastructures potentiellement partagées et d'une vision de développement régional. La Confédération Africaine de Football (CAF) doit statuer sur l'attribution de la compétition ultérieurement.

Contexte géographique et historique

Les trois dernières éditions de la Coupe d'Afrique des Nations se sont déroulées en Afrique centrale, de l'Ouest et du Nord, soulignant une concentration géographique récente des tournois. Seuls l'Afrique du Sud et l'Angola, parmi les pays d'Afrique australe, ont déjà été hôtes de la Coupe d'Afrique des Nations par le passé. L'Afrique du Sud a accueilli la compétition en 1996 et à nouveau en 2013, démontrant son expérience en tant que pays organisateur d'événements sportifs majeurs. L'Angola, pour sa part, a organisé le tournoi en 2010. La prochaine édition, en 2027, sera co-organisée par le Kenya, l'Ouganda et la Tanzanie, marquant également une approche collaborative. Cette situation géographique note une rotation potentielle pour la CAN 2028 vers l'Afrique australe, une région qui a moins souvent eu l'opportunité d'accueillir l'événement récemment, et qui pourrait bénéficier de l'élan d'une candidature conjointe.

Précédents de co-organisation

La co-organisation de grands événements sportifs n'est pas un phénomène nouveau dans le football international, et cette approche gagne en popularité. En Asie, quatre pays ont conjointement accueilli la Coupe d'Asie des Nations en 2007, marquant un exemple notable de collaboration régionale pour ce type de compétition. Plus récemment, le Championnat d'Europe 2020 a été organisé dans 11 pays différents à travers le continent européen, illustrant une approche de diffusion géographique des matchs et de partage des responsabilités. Cette tendance se poursuit avec la prochaine édition du Championnat d'Europe, prévue en 2028, qui sera conjointement organisée par l'Angleterre, l'Écosse, le Pays de Galles et l'Irlande. Ces exemples internationaux démontrent l'intérêt croissant pour les candidatures mutualisées afin de répartir les charges financières et logistiques, ainsi que les bénéfices économiques et sociaux de l'accueil de tournois majeurs.

Atouts et ambitions de la candidature

La candidature conjointe pour la Coupe d'Afrique des Nations (CAN) 2028 a été officiellement déposée dans les délais impartis, confirmant l'engagement ferme des quatre nations africaines. Cette démarche s'inscrit dans une dynamique où l'Afrique du Sud, la Namibie et le Zimbabwe se préparent déjà à accueillir un événement sportif international majeur. Ces trois pays ont été désignés pour organiser la Coupe du Monde de Cricket en 2027. La tenue de ce tournoi constitue une expérience significative en matière de logistique, de gestion d'infrastructures et d'organisation pour les nations concernées, renforçant leur capacité à gérer des compétitions de grande envergure. Cette initiative suggère une volonté régionale de mutualiser les ressources et les compétences pour l'organisation de compétitions de grande envergure, démontrant une capacité collective à relever des défis organisationnels complexes et à garantir le succès de la CAN 2028 si leur candidature est retenue.

Réactions et perspectives

Cette candidature conjointe représente une première significative pour le football africain. Il s'agirait potentiellement de la première fois que quatre pays co-organiseraient le tournoi sur le continent. Une telle collaboration marquerait un jalon dans l'histoire de la compétition continentale, ouvrant la voie à de nouvelles formes d'organisation pour les futurs événements sportifs en Afrique.