Un ancien employé du bureau du Premier ministre israélien a intenté un procès, réclamant une compensation financière significative pour des insultes graves qu'il affirme avoir subies de la part de Sara Netanyahu, l'épouse du Premier ministre. Cette action en justice met en lumière des allégations de comportement abusif au sein de la résidence officielle. Yechiel Ohav Ami, âgé de 61 ans, a déposé sa plainte auprès du tribunal régional du travail de Jérusalem. Il travaillait comme assistant aux opérations au siège de Netanyahu depuis septembre 2025. Selon sa déposition, Sara Netanyahu lui criait dessus, lui adressait des insultes et exigeait des tâches qu'il jugeait anormales, créant un environnement de travail hostile.
Accusations détaillées de l'employé
Dans sa plainte déposée devant le tribunal régional du travail de Jérusalem, Yechiel Ohav Ami a notamment affirmé que Sara Netanyahu lui avait demandé, à une occasion, de nettoyer le sol de la cuisine « en rampant sur le ventre ». Cette demande, qu'il a jugée dégradante, est l'une des nombreuses allégations qui étayent sa demande de compensation. Il l'a également accusée de lui avoir souhaité le cancer et la mort, après qu'elle ait prétendu qu'il souffrait d'autisme. Selon les déclarations de l'ancien employé, Sara Netanyahu lui aurait déclaré être « la psychiatre numéro un du pays, sans aucun concurrent », une remarque qui, selon lui, soulignait son mépris et son autorité abusive. Ces allégations font partie du procès intenté par M. Ohav Ami devant le tribunal régional du travail de Jérusalem, où il réclame des compensations pour les insultes qu'il dit avoir subies et pour les conditions de travail qu'il décrit comme intolérables. La plainte vise à obtenir une reconnaissance des préjudices moraux et professionnels subis.
Défense et contre-attaque
Le bureau du Premier ministre a rejeté les accusations formulées dans le procès, affirmant que l'ancien employé cherchait à obtenir de l'argent de l'État après la fin de son emploi. Cette déclaration suggère que les allégations de Yechiel Ohav Ami seraient motivées par un désir de gain financier plutôt que par des griefs légitimes. Cette démarche intervient dans un contexte de litiges antérieurs impliquant l'épouse du Premier ministre, ajoutant une couche de complexité à l'affaire actuelle.
Sara Netanyahu a, de son côté, déposé une contre-plainte. Elle accuse l'ancien employé d'avoir illégalement photographié la résidence du Premier ministre et d'avoir violé sa vie privée. Ces allégations s'ajoutent au dossier judiciaire en cours devant le tribunal régional du travail de Jérusalem, où Yechiel Ohav Ami réclame des compensations. La contre-plainte de Sara Netanyahu vise à discréditer les accusations de l'ancien employé et à déplacer l'attention sur ses propres allégations de violation de la vie privée et de comportement inapproprié de la part de M. Ohav Ami.
Contexte des affaires similaires
Cette affaire n'est pas la première du genre à écorner l'image du bureau du Premier ministre et de son entourage. En 2016, un ancien employé, Meni Naftali, a obtenu 170 000 shekels de compensation après que le tribunal régional du travail de Jérusalem a constaté des conditions de travail abusives au siège du Premier ministre. Le tribunal avait alors statué en faveur de M. Naftali, reconnaissant les pressions et le harcèlement qu'il avait subis. La même année 2016, un autre employé, le technicien de maintenance Guy Eliyahu, a également reçu une compensation. Il avait présenté des allégations concernant un environnement de travail marqué par des cris, des réprimandes et des insults, et caractérisé par des horaires de travail extrêmement longs. Ces précédents illustrent un historique de plaintes d'employés liées aux conditions de travail au sein du bureau du Premier ministre, jetant une ombre sur la gestion du personnel et les relations professionnelles au sein de cette institution sensible. Ces affaires antérieures mettent en évidence un schéma récurrent de litiges et de plaintes concernant le comportement du personnel et les conditions de travail au plus haut niveau de l'État.