Gaza a organisé samedi ses premières élections en plus de deux décennies, marquant le premier scrutin sur le territoire depuis la prise de pouvoir du Hamas en 2006. Ces élections municipales se sont déroulées dans la ville de Deir al-Balah, située au centre de Gaza, et simultanément en Cisjordanie occupée. Selon des informations rapportées, environ 70 000 électeurs à Gaza étaient éligibles pour voter, ce qui représente moins de cinq pour cent de la population. Les résultats de ce scrutin sont attendus dès samedi soir ou dimanche. Un article intitulé « المنتخبين » (Les Élus), classé sous « الجزائر », a été publié le 7 mai 2026, couvrant ces développements.
Défis logistiques et politiques
Le scrutin à Gaza s'est déroulé en dépit d'énormes défis, notamment un manque de bureaux de vote appropriés et une pénurie d'urnes, selon des rapports. De nombreuses écoles, qui auraient normalement servi de lieux de vote, ont été détruites lors de frappes israéliennes, contraignant le comité électoral à utiliser des tentes. Le Hamas a été officiellement exclu de la participation à ces élections municipales, l'Organisation de Libération de la Palestine (OLP) ayant exigé que les partis et candidats acceptent certains engagements, dont la reconnaissance d'Israël et le soutien à une solution à deux États.
L'autorité dirigée par le Fatah n'exerce plus de réel pouvoir à Gaza depuis son éviction par le Hamas il y a près de deux décennies. Les dernières élections municipales, qui déterminent les responsables des services locaux, se sont tenues en Cisjordanie en 2022. Israël n'autorise pas la tenue d'élections municipales palestiniennes à Jérusalem-Est.
Voix des électeurs et experts
Le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, âgé de 90 ans, n'a pas convoqué d'élections présidentielles depuis plus de deux décennies. Cette absence de scrutin national met en lumière une lacune démocratique persistante au sein de la gouvernance palestinienne, alors même que des élections locales se déroulent. Les analystes soulignent que l'organisation de ces élections municipales, bien que limitées et complexes, marque une tentative de restaurer une forme de légitimité populaire pour la prise de décision locale, malgré un contexte politique fragmenté. La non-tenue d'élections présidentielles ou législatives plus larges depuis 20 ans est un point de tension majeur, contribuant à l'incertitude quant à la future direction politique des territoires palestiniens.
Perspectives et implications
Ces élections, bien que limitées géographiquement à Deir al-Balah, soulèvent des questions sur l'avenir de la gouvernance dans les territoires palestiniens. L'analyste Sarah Johnson a noté que ce scrutin pourrait être perçu comme un test, bien que modeste, pour une éventuelle restauration de processus démocratiques plus larges. Mahmoud Abbas, président de l'Autorité palestinienne, n'a pas convoqué de scrutin présidentiel depuis plus de deux décennies, ce qui maintient une incertitude politique. La participation du Hamas, exclue de ces élections locales, reste un facteur déterminant pour toute initiative future. Selon Mohammed Salman, la réussite de ce modèle local pourrait influencer les discussions sur des élections nationales, en dépit des divisions persistantes entre Gaza et la Cisjordanie.