Une étude menée par l'Institut de Kiel pour l'Économie Mondiale estime que l'Allemagne pourrait subir des pertes de production allant jusqu'à 15 milliards d'euros suite à l'augmentation des droits de douane américains sur les voitures et camions en provenance de l'Union européenne. Cette annonce intervient alors que Donald Trump a déclaré son intention de dénoncer une partie de l'accord tarifaire conclu avec les dirigeants de l'UE l'été dernier. Les tarifs sur les voitures et camions importés aux États-Unis depuis l'UE avaient été jugés illégaux par la Cour suprême plus tôt cette année, et l'accord prévoyait initialement un tarif de 15%. Des sources concordantes indiquent que ces estimations du Kiel Institute reflètent l'impact potentiel des mesures douanières américaines sur les importations automobiles européennes.
Donald Trump a affirmé : « Je suis heureux d'annoncer que, étant donné que l'Union européenne ne respecte pas notre Accord Commercial pleinement convenu, la semaine prochaine j'augmenterai les Tarifs douaniers appliqués à l'Union européenne pour les Voitures et Camions entrant aux États-Unis ». L'augmentation des tarifs devrait prendre effet dès la semaine prochaine. Le Parlement européen avait progressé sur l'accord fin mars, mais avait suspendu le processus de ratification formelle à deux reprises, notamment en janvier suite à la menace de Trump de prendre le contrôle du Groenland, et en février après une décision défavorable de la Cour suprême américaine. Le président américain a ajouté : « de nombreuses usines automobiles et de camions sont actuellement en construction avec 100 milliards de dollars investis, UN RECORD dans l'histoire de la fabrication de voitures et de camions. Ces usines, dotées de travailleurs américains, ouvriront bientôt. »
Impact économique sur l'Allemagne
Le secteur automobile allemand, pilier de l'économie, a déjà enregistré des milliards d'euros de pertes en raison de précédentes politiques commerciales. Ces chiffres soulignent la sensibilité de la plus grande économie de l'UE à toute augmentation des droits de douane imposés sur ses exportations vers le marché américain, surtout dans le secteur automobile. Cette situation intervient alors que l'industrie automobile allemande subit des pressions continues sur les marchés mondiaux, en raison du resserrement des politiques commerciales et de la hausse des droits de douane sur les exportations européennes vers les États-Unis. Dans un contexte plus large, Donald Trump avait précédemment menacé de retirer les troupes américaines d'Italie et d'Espagne.
Justifications et exemptions américaines
Les véhicules fabriqués aux États-Unis par des entreprises de l’Union européenne seront exemptés de cette augmentation tarifaire, ont précisé des sources américaines. Donald Trump a justifié ces mesures en affirmant que l'Union européenne ne respecte pas pleinement l'accord commercial convenu. Le président américain a également mentionné un investissement record de 100 milliards de dollars dans la construction d'usines automobiles et de camions actuellement en cours aux États-Unis. Ces usines, dotées de travailleurs américains, devraient ouvrir prochainement. La taxation sur les voitures a été initialement imposée en vertu d'une législation distincte, la section 232 du Trade Expansion Act.
Négociations et contexte diplomatique
Le vice-président de la Commission européenne, Maroš Šefčovič, a effectué un déplacement de trois jours à Washington. Au cours de cette visite, la première depuis la signature de l'accord tarifaire entre l'UE et les États-Unis en juillet, il a rencontré de hauts responsables de l'administration américaine, dont le secrétaire au Commerce Howard Lutnick, le représentant américain au Commerce Jamieson Greer et le secrétaire au Trésor Scott Bessent. L'accord de Turnberry, conclu en Écosse, avait établi un tarif de 15% sur la plupart des marchandises importées de l'UE, y compris les voitures, qui étaient alors soumises à des droits de douane de 50% sur les exportations vers les États-Unis. Dans le cadre de cet accord, l'Union européenne s'était engagée à acheter pour 750 milliards de dollars d'énergie aux États-Unis et à y réaliser 600 milliards de dollars d'investissements.