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Omar Tagguet, secrétaire général de l'Union générale des travailleurs algériens (UGTA), a mis en garde contre l'exploitation des structures syndicales à des fins politiques lors des prochaines élections législatives. Cette déclaration a été faite lors d'une conférence tenue au siège de la Mutuelle des travailleurs du bâtiment à Zeralda. M. Tagguet a affirmé que des mesures disciplinaires strictes seraient prises à l'encontre de toute personne enfreignant cette directive. "Des mesures disciplinaires strictes seront prises contre les contrevenants", a-t-il déclaré, soulignant que l'exploitation des structures de l'UGTA, qu'elles soient nationales, de wilaya ou locales, à des fins de promotion de partis politiques, d'alliances ou de formations indépendantes, est strictement interdite. Il a précisé que si les militants en tant qu'individus pouvaient se présenter aux élections, l'organisation ne devait pas être utilisée pour soutenir des partis politiques ou des listes indépendantes, conformément aux articles 10 à 13 de la loi 23/02 relative à l'exercice de l'activité syndicale.
Règles et sanctions claires
Omar Tagguet a formulé ces déclarations mardi en marge de la deuxième conférence de renouvellement de la Fédération nationale des travailleurs du secteur de l'eau. Le secrétaire général de l'UGTA a souligné que l'exploitation des structures de l'UGTA à des fins politiques était formellement interdite. Il a insisté sur le fait que des mesures disciplinaires strictes seraient prises à l'encontre de ceux qui violeraient cette règle. Cette interdiction repose sur des articles explicites de la loi 23/02 qui régit les conditions d'exercice de l'activité syndicale, fournissant ainsi un cadre juridique clair à cette directive.
Rôle et mission de l'UGTA
L'UGTA n'interdit pas à ses membres de se porter candidats aux élections législatives, qu'ils le fassent sous l'égide de partis politiques, d'alliances ou sur des listes indépendantes. La mission principale de l'organisation syndicale est, selon ses dirigeants, de défendre les institutions de la République. L'Union générale des travailleurs algériens représente un nombre significatif de travailleurs à travers le pays. Elle compte en effet environ 2 millions de membres, ce qui en fait une organisation influente dans le paysage social et économique algérien. Cette représentation note l'importance de son rôle dans la défense des droits des travailleurs et le maintien de la stabilité institutionnelle, tout en garantissant un environnement syndical apolitique dans ses structures.
Critiques internes et réformes annoncées
Omar Tagguet, secrétaire général de l'UGTA, a critiqué la situation interne de l'organisation, qu'il a décrite comme "pleine de contradictions" et marquée par la présence de "parasites". Il a affirmé qu'aucun responsable ne demeurerait éternellement à la tête de l'organisation, s'incluant lui-même dans cette observation. M. Tagguet a exprimé sa lassitude face à la situation interne et son souhait de quitter ses fonctions si d'autres le désirent. Le secrétaire général a déclaré qu'il s'exprimerait désormais avec franchise et directement avec chacun, étant "fatigué de jouer le rôle du gentil". Il a ajouté que si quelqu'un souhaitait le démettre prématurément de l'UGTA, il devrait "lutter" pour y parvenir dans le cadre de la loi. M. Tagguet a également annoncé qu'il gérerait dorénavant les affaires de l'organisation avec une plus grande rigueur, marquant une volonté ferme de redresser la situation interne.
Position sur les élections
L'UGTA a appelé les Algériens, qu'ils soient syndiqués ou non, à voter massivement pour leurs représentants au Parlement. L'organisation a souligné l'importance de cette participation citoyenne pour la constitution de l'assemblée législative, insistant sur le devoir de chaque citoyen de contribuer activement au processus démocratique. Cet appel vise à renforcer la légitimité des institutions élues et à garantir une représentation effective des différentes composantes de la société algérienne au sein de l'organe législatif.