L'Algérie rejoint le club des gigawatts d'énergies renouvelables

لأول مرة… الجزائر تدخل نادي “الجيغاواط” في الطاقات المتجددة
Photo via Echoroukonline

L'Algérie a officiellement rejoint le « club des gigawatts » pour l'énergie renouvelable, une première pour le pays nord-africain. Cette étape marque un tournant significatif dans sa stratégie énergétique nationale, orientée vers une production plus durable et diversifiée. Chaque centrale solaire construite dans le cadre de ce programme ambitieux a une capacité individuelle de 200 mégawatts, contribuant ainsi de manière significative à la production nationale d'énergie verte et à la réduction de l'empreinte carbone du secteur énergétique.

Inaugurations et capacités

L'inauguration officielle des centrales solaires d'El Grous, située dans la wilaya de Biskra, et de M'Ghair a marqué une étape clé dans la concrétisation de cette transition. Ces mises en service interviennent alors que la production nationale d'électricité à partir de sources renouvelables a atteint 1009 mégawatts. Ce chiffre, équivalent à 1,09 gigawatts, signifie l'entrée de l'Algérie dans le club des gigawatts pour l'énergie propre, un jalon important pour le pays. Les nouvelles installations, avec leur capacité unitaire de 200 mégawatts, contribuent de manière substantielle à cette capacité totale et démontrent la faisabilité de projets solaires de grande envergure sur le territoire algérien. Cette réalisation met en évidence l'engagement de l'Algérie à développer son potentiel en énergies renouvelables et à réduire sa dépendance aux énergies fossiles.

Objectifs futurs et financement

L'Algérie ambitionne d'atteindre une capacité de 15 000 mégawatts d'énergie renouvelable d'ici l'année 2035. Cet objectif ambitieux s'inscrit pleinement dans la stratégie énergétique nationale visant à diversifier les sources de production d'électricité et à réduire la dépendance aux combustibles fossiles, notamment le gaz. Le développement des infrastructures solaires, comme celles récemment inaugurées, constitue une étape clé pour concrétiser cette vision à long terme et assurer la sécurité énergétique du pays. L'accroissement de la capacité en énergies propres est perçu comme essentiel pour répondre à la demande croissante d'électricité, notamment en période de forte consommation, tout en contribuant aux engagements environnementaux du pays sur la scène internationale. Ce programme s'appuie sur des projets d'envergure, dont la réalisation progressive vise à positionner l'Algérie comme un acteur majeur dans la transition énergétique régionale, en exploitant son vaste potentiel solaire.

Contexte énergétique national

La production nationale d'électricité à partir de sources renouvelables, qui a récemment atteint 1009 mégawatts, s'appuie sur des données de la Commission des énergies renouvelables et de l'efficacité énergétique pour 2025. Ces données avaient précédemment indiqué une production de 609 mégawatts, soulignant une progression notable dans le déploiement des capacités vertes. Parallèlement, l'entreprise nationale Sonelgaz ajoute chaque année entre 1000 et 1500 mégawatts (soit 1 à 1,5 gigawatts) d'électricité. Cette capacité supplémentaire est principalement générée par la combustion de gaz et est mise en service durant les périodes de pointe estivales pour répondre à la demande croissante et éviter les coupures. La coexistence de ces deux types de production note l'importance de la diversification énergétique pour l'Algérie, cherchant un équilibre entre ses ressources fossiles abondantes et son potentiel solaire inexploité.

Perspectives et déclarations

L'article propose de rendre les projets d'énergie renouvelable éligibles au financement externe en les désignant comme des projets d'intérêt national. Cette approche vise à accélérer leur développement et à diversifier les sources de capitaux pour les infrastructures vertes, en attirant des investissements internationaux. En ouvrant ces projets à des investisseurs étrangers, l'Algérie pourrait mobiliser davantage de ressources financières et d'expertise technologique pour atteindre ses objectifs ambitieux en matière d'énergies propres. Cette mesure s'inscrirait dans une logique de partenariat économique et de renforcement des capacités nationales, tout en stimulant l'économie locale. La proposition met en lumière la volonté des autorités algériennes de structurer le cadre légal et financier afin de faciliter l'afflux d'investissements étrangers dans ce secteur stratégique, garantissant ainsi la pérennité et l'expansion de la transition énergétique du pays.