L'Algérie cherche à réduire sa facture d'importation par des investissements ciblés et des mesures administratives

L’Algérie veut orienter les investisseurs vers les secteurs à forte importation. / Par pitb / Adobe Stock
Photo: pitb / Adobe Stock via Tsa-algerie

La Banque d’Algérie a mis en place la domiciliation bancaire préalable pour toutes les opérations d’importation de marchandises, une mesure administrative visant à contrôler les flux commerciaux du pays. Cette décision intervient alors que les autorités algériennes cherchent activement à réduire leur facture d'importation. Un récent comité de pilotage stratégique a été organisé dans cet objectif, orientant les investissements vers des secteurs à forte intensité d'importation. Il s'agit également de renforcer les politiques de substitution aux importations afin de soutenir et de stimuler la production nationale.

Hausse des importations et objectifs

La facture des importations de l'Algérie a connu une augmentation de 28% durant le premier semestre de l'année 2025. Elle a atteint les 30 milliards de dollars sur cette période, selon les données disponibles. Cette somme se compare aux 49 milliards de dollars enregistrés pour l'ensemble de l'année 2024, soulignant une progression notable des dépenses d'importation. Ces chiffres interviennent alors que les autorités algériennes cherchent à maîtriser leurs dépenses d'importation et à stimuler la production locale. Les mesures adoptées visent à inverser cette tendance à la hausse et à rééquilibrer la balance commerciale du pays, afin de garantir une plus grande stabilité économique et une meilleure souveraineté.

Orientation des investissements

Le ministre du Commerce extérieur et de la Promotion des exportations, Kamel Rezig, a rencontré le directeur de l'Agence algérienne de la promotion de l'investissement (AAPI), Omar Rekkache. Leur discussion a porté sur les mécanismes destinés à orienter les investissements dans le pays. Cette rencontre s'inscrit dans le cadre des efforts déployés par l'Algérie pour réduire sa dépendance aux importations et dynamiser la production nationale. L'objectif de cette réunion était d'orienter les investissements vers les secteurs à forte intensité d'importation, tout en renforçant les politiques de substitution aux importations. Les autorités algériennes visent à canaliser les capitaux vers des secteurs identifiés comme prioritaires, afin de substituer les produits importés par une offre locale. L'objectif est de maîtriser la facture d'importation, qui a connu une augmentation significative au cours du premier semestre de l'année.

Mesures de contrôle bancaire

Pour renforcer ce dispositif, la Banque d’Algérie a instauré la domiciliation bancaire préalable pour toutes les opérations d’importation de marchandises. Cette mesure vise à exercer un contrôle plus strict et plus transparent sur les flux commerciaux du pays. Cette décision intervient dans un contexte où les autorités algériennes cherchent activement à réduire leur facture d'importation et à optimiser la gestion de leurs devises. Un comité de pilotage stratégique a été organisé à cette fin, orientant les investissements vers les secteurs à forte intensité d'importation. L'objectif est également de renforcer les politiques de substitution aux importations pour soutenir la production nationale, créant ainsi un environnement propice à l'émergence d'une économie plus résiliente et moins dépendante des marchés extérieurs.

Enjeux et perspectives

L'objectif du gouvernement algérien est triple : il s'agit de réduire les importations et, par conséquent, la dépendance du pays aux marchés étrangers. Cette stratégie vise également à préserver les réserves de devises étrangères de l'Algérie, considérées comme un pilier de la stabilité économique nationale. Parallèlement, les autorités cherchent à développer la production nationale pour répondre aux besoins internes et à créer de la valeur ajoutée localement. Ces mesures s'inscrivent dans une démarche globale de maîtrise des dépenses d'importation et de rééquilibrage de la balance commerciale, face à une augmentation significative de la facture au cours du premier semestre de l'année. L'orientation des investissements ciblés et les contrôles bancaires mis en place doivent soutenir cette ambition de souveraineté économique, en favorisant une croissance endogène et durable.