La Commission européenne et sept pays appellent Israël à renoncer au projet de colonisation E1

La Commission européenne et sept pays ont exhorté Israël, vendredi, à renoncer immédiatement à ses projets concernant le projet de colonisation E1 en Cisjordanie occupée. Cette demande conjointe fait suite à une déclaration initiale publiée jeudi par les dirigeants du Royaume-Uni, de la France, de l'Allemagne, de l'Italie, des Pays-Bas, du Canada et de la Norvège. La Grèce, l'Autriche, l'Espagne, l'Australie, la Nouvelle-Zélande, la Suède et la Belgique se sont ralliées à cet appel. Selon la Commission européenne, ce projet menace la perspective d'« une paix juste et durable fondée sur la solution à deux États ».

Projet E1 : une menace pour la solution à deux États

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a averti que le projet E1 risquait de compromettre les perspectives d'une solution à deux États. Elle a affirmé que ce projet « compromet la solution à deux États en divisant la Cisjordanie et en rompant la continuité territoriale des territoires palestiniens ». La Commission européenne a réaffirmé son engagement en faveur d'« une paix juste et durable fondée sur la solution à deux États », position qu'elle maintient constamment. Cette position de la Commission note l'importance qu'elle accorde à l'intégrité territoriale future d'un État palestinien viable.

Illégalité des colonies selon le droit international

La déclaration conjointe des huit entités insiste sur l'illégalité des colonies israéliennes en Cisjordanie occupée au regard du droit international. Le texte affirme que « le droit international est clair : les colonies israéliennes en Cisjordanie sont illégales. C’est la position de la communauté internationale réaffirmée par le Conseil de sécurité des Nations unies ». La déclaration a également souligné que cette décision est particulièrement alarmante « à un moment de grave instabilité en Cisjordanie, marqué par des niveaux sans précédent de violences de la part de colons contre des civils et par de sévères restrictions imposées à l’économie palestinienne ». Les signataires ont conjointement exhorté le gouvernement israélien à « retirer immédiatement ces projets et à mettre fin à l’expansion des colonies en Cisjordanie », avertissant que de telles actions « nous éloigneront davantage de la paix » et « affaibliront encore davantage la position internationale d’Israël ».

Appel à un retrait immédiat des plans

La déclaration appelle le gouvernement israélien à revenir sur sa décision concernant le projet de colonisation E1 en Cisjordanie. Elle exhorte le gouvernement israélien à retirer immédiatement ces plans et à mettre fin à l'expansion des colonies dans la West Bank. Cette demande fait suite aux inquiétudes exprimées par la Commission européenne et sept nations concernant l'impact de ce projet sur la solution à deux États. Les signataires ont souligné l'importance de ces actions pour maintenir la stabilité régionale.

Réactions et implications internationales

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a qualifié d'« inacceptable » la décision d'Israël de publier des appels d'offres pour des constructions dans le cadre du projet E1. Elle a rappelé que « Nous nous sommes depuis longtemps opposés à cette mesure », affirmant qu'elle « compromet la solution à deux États en divisant la Cisjordanie et en rompant la continuité territoriale des territoires palestiniens ». La Commission européenne réaffirme son engagement en faveur d'« une paix juste et durable fondée sur la solution à deux États ». La déclaration conjointe des entités participantes conclut que le projet E1 éloignera non seulement les parties de la paix, mais affaiblira également la position internationale d'Israël.