Intervention du PDG de Serbour pour apaiser les tensions au sein de l'USM Alger

حجّال يُخمد نار الفتنة بين عليق ونويوة… ويُهدّدهما بالإبعاد في حال التجاوز ثانية
Photo via Echoroukonline

Riyad Hajjal, le PDG de « Serbour » et représentant de l'actionnaire majoritaire de l'USM Alger, est intervenu pour tenter de résoudre un conflit au sein du club. Cette démarche, visant à apaiser les tensions, a été rapportée récemment. L'intervention de M. Hajjal s'inscrit dans un effort pour stabiliser la situation interne d'un club qui se prépare à des échéances sportives importantes. Face aux divergences internes qui menacent la cohésion de l'équipe, M. Hajjal a exhorté Bilal Nouioua et Saïd Alik à faire preuve de responsabilité et à privilégier l'intérêt supérieur de l'équipe. Cette injonction note la gravité perçue des dissensions et la nécessité d'une approche unifiée pour le bien de l'organisation. Face à la persistance des dissensions, M. Hajjal a averti les deux hommes qu'ils seraient expulsés du club si de telles transgressions venaient à se reproduire, soulignant la gravité de la situation et la nécessité d'un retour à l'ordre pour la stabilité de l'USM Alger. Cette menace d'expulsion met en lumière la détermination de l'actionnaire majoritaire à garantir l'unité et la performance du club.

Conflit interne et mise au point

Le conflit s'est manifesté de manière significative entre le président du conseil d'administration de l'USM Alger, Bilal Nouioua, et le directeur sportif du club, Saïd Alik. Les tensions entre ces deux figures clés du club ont atteint un point où une intervention extérieure est devenue nécessaire. Dans ce contexte tendu, M. Hajjal a donné des instructions claires à Saïd Alik, lui demandant de s'abstenir de toute déclaration aux médias concernant la situation actuelle du club. Cette directive vise à contenir la diffusion publique des problèmes internes et à éviter d'alimenter davantage les spéculations. De même, le PDG de Serbour est intervenu auprès de Bilal Nouioua pour l'empêcher de répondre publiquement aux récentes déclarations de Saïd Alik. Cette double injonction de silence médiatique est une tentative de M. Hajjal de contrôler le récit et de ramener le calme au sein de la direction.

Le cœur de la discorde a été exposé lorsque Saïd Alik avait précédemment révélé des affaires internes du club sur les ondes de Radio Chaîne 3. Durant cette intervention médiatique, M. Alik avait formulé implicitement des accusations à l'encontre de Bilal Nouioua, jetant une lumière crue sur les désaccords au sein de l'organisation. Parmi ces révélations, Saïd Alik avait spécifiquement affirmé que Bilal Nouioua s'était montré comme un opposant majeur à la nomination de Lamine N'Diaye au poste d'entraîneur. Cette allégation a mis en évidence des divergences stratégiques profondes concernant la direction technique de l'équipe, contribuant à la détérioration des relations entre les deux dirigeants. L'intervention de Riyad Hajjal vise donc à mettre un terme à ces échanges publics et à restaurer une forme de discipline interne.

Contexte des compétitions africaines

Ces tensions internes surviennent à un moment clé pour l'USM Alger, alors que le club se prépare à une échéance sportive majeure sur la scène continentale. La finale de la Supercoupe d'Afrique entre l'USM Alger et Mamelodi Sundowns est prévue pour octobre. Cette rencontre très attendue représente un jalon important dans le calendrier sportif du club. Le match se déroulera au stade Loftus Versfeld, situé à Pretoria, en Afrique du Sud, offrant un cadre prestigieux pour cette confrontation.

L'USM Alger a obtenu sa place dans cette compétition de prestige après avoir remporté la Coupe de la Confédération de la CAF. Le club algérien s'était imposé face à Zamalek, un adversaire de taille, démontrant ainsi sa capacité à briller sur la scène africaine. De son côté, Mamelodi Sundowns s'est qualifié en s'adjugeant la Ligue des Champions de la CAF, ayant battu l'AS FAR en finale. Cette confrontation opposera donc deux champions continentaux, promettant un spectacle de haut niveau. Il est à noter que l'USM Alger a déjà soulevé la Supercoupe d'Afrique en septembre 2023, après sa victoire contre Al Ahly. Cette expérience passée pourrait constituer un avantage psychologique pour les joueurs algériens, qui connaissent déjà le goût de la victoire dans cette compétition.

Enjeux financiers de la Supercoupe

Au-delà de la gloire sportive, la Supercoupe d'Afrique représente des enjeux financiers significatifs pour les clubs participants. La victoire dans cette compétition apporte non seulement un titre prestigieux, mais également des récompenses économiques substantielles. L'équipe qui remportera cette compétition recevra une dotation de 500 000 dollars américains, ce qui équivaut à 6,5 milliards en monnaie locale. Ce montant constitue une récompense substantielle pour le vainqueur, capable de renforcer considérablement les finances du club et d'offrir des opportunités d'investissement ou de développement.

Quant au finaliste malheureux, il ne partira pas les mains vides. L'équipe classée deuxième se verra attribuer une somme de 250 000 dollars américains, soit l'équivalent de 3 milliards en monnaie locale. Bien que moins importante que la prime du vainqueur, cette somme représente tout de même un apport financier notable pour le club. Ces montants soulignent l'importance économique de la Supercoupe pour les clubs africains engagés dans la compétition, faisant de cette finale bien plus qu'une simple confrontation sportive. Les enjeux financiers ajoutent une pression supplémentaire sur les équipes, qui chercheront à maximiser leurs performances pour s'assurer une part de ces récompenses. Dans ce contexte, la stabilité interne de l'USM Alger, que Riyad Hajjal s'efforce de restaurer, est d'autant plus clé pour permettre à l'équipe de se concentrer pleinement sur ses objectifs sportifs et financiers.