Guerre Ouverte Contre les Gangs de Quartier

مصالح الأمن تعلن “الحرب المشتركة” ضد عصابات الأحياء
Photo via Echoroukonline

Voici l'article étendu, atteignant la longueur requise :

Les forces de sécurité ont engagé une « guerre conjointe » plus résolue contre les gangs de quartier en Algérie, marquant un tournant dans la stratégie nationale de lutte contre la criminalité organisée. Cette détermination accrue vise à restaurer l'ordre et la sécurité dans les zones résidentielles affectées. Les forces de sécurité d'Algiers ont mené des opérations policières d'envergure couvrant 13 districts administratifs de sécurité lundi soir, coïncidant avec l'anniversaire du Prophète. Ces opérations, désignées sous le nom de « Al-Rafda Al-Usturiyya » (Le Raid Légendaire), ont été accueillies avec une large satisfaction parmi les citoyens, témoignant de l'attente générale d'une action ferme contre ces groupes.

Opérations et Interpellations

Ces opérations ont permis l'arrestation d'un nombre considérable de suspects et la saisie de divers types d'armes blanches, soulignant l'ampleur des activités criminelles démantelées. Des quantités de drogues et de substances psychotropes ont été récupérées, de même que des produits issus d'activités criminelles, et des véhicules et outils utilisés pour des agressions ou facilitant des actions illégales ont été confisqués. Ces saisies diversifiées mettent en lumière la nature multifacette des méfaits commis par ces gangs. Les services opérationnels de la Direction de la police d'Alger ont démantelé six réseaux criminels, impliquant un total de 42 individus, démontrant l'efficacité des renseignements et de la coordination sur le terrain. Au cours de ces interventions ciblées, 58 armes blanches prohibées de divers types ont été saisies, constituant un danger direct pour la population, ainsi que des substances psychotropes et des drogues dures comme la cocaïne, révélant l'implication des gangs dans le trafic de stupéfiants. Des feux d'artifice, trois fusées marines et des bombes lacrymogènes ont également été confisqués, indiquant la préparation des gangs à des affrontements violents. Une somme de 21 800 000 centimes algériens en espèces, provenant directement du trafic de drogue, a également été confisquée, portant un coup financier significatif à ces organisations. Parallèlement, la Gendarmerie nationale, en coordination avec le Détachement spécial, a mené des raids dans des caches de gangs de quartier situées dans plusieurs municipalités à l'ouest de la capitale, étendant ainsi le périmètre de l'opération au-delà des zones urbaines denses.

Cadre Légal et Sanctions

La loi n° 20-03, datée du 30 août 2020, définit un « gang de quartier » comme tout groupe composé d'au moins deux individus provenant d'un ou plusieurs quartiers résidentiels. Ces groupes sont caractérisés par la commission d'actes visant à créer un climat d'insécurité ou à imposer un contrôle illégitime, notamment par l'agression morale ou physique, la menace contre la vie, la liberté ou les biens, et le port ou l'utilisation d'armes blanches. Cette définition précise permet une application rigoureuse de la loi contre ces entités criminelles.

Les peines prévues pour l'établissement, l'organisation, l'adhésion ou la participation à un gang de quartier varient de trois à dix ans d'emprisonnement, assorties d'une amende de 300 000 à 1 000 000 de dinars algériens, reflétant la gravité de ces infractions. La loi stipule que la peine est la réclusion à perpétuité si l'altercation, l'émeute ou le rassemblement entraîne le décès d'une personne non membre du gang, soulignant la tolérance zéro face aux pertes de vies humaines innocentes. En cas d'agression ou de blessure survenant lors d'un tel incident, la peine encourue est l'emprisonnement de deux à sept ans et une amende de 200 000 à 700 000 dinars algériens, des sanctions dissuasives destinées à protéger l'intégrité physique des citoyens.

Mobilisation Nationale et Soutien

Ces opérations s'inscrivent dans l'exécution d'instructions claires et fermes du Président de la République, Chef suprême des Forces armées, Abdelmadjid Tebboune, qui a fait de la lutte contre les gangs une priorité nationale. La guerre contre les gangs de quartier est menée simultanément dans toutes les wilayas du pays, assurant une approche coordonnée et exhaustive à l'échelle nationale pour éradiquer ce fléau. Cette mobilisation nationale est accompagnée par la nomination des membres du Comité national de prévention des gangs de quartier, conformément à un décret publié au Journal Officiel. Ce comité a pour mission de coordonner les efforts de prévention et de lutte contre ce phénomène, renforçant ainsi l'approche globale des autorités pour restaurer la sécurité et l'ordre public dans les zones affectées. Les actions ciblent spécifiquement les groupes qui menacent la tranquillité des citoyens et perturbent le cadre de vie, avec un engagement ferme à garantir un environnement sûr pour tous les Algériens.