COP 31 : Les enjeux climatiques à Antalya

COP 31 à Antalya, un test pour le multilatéralisme climatique : enjeux pour l’Algérie
Photo: DR pour TSA via Tsa-algerie

La conférence COP 31 se tiendra du 9 novembre au 20 novembre 2026 à Antalya, en Turquie. Cet événement international rassemble les délégations mondiales pour discuter des enjeux climatiques.

La Turquie assure la présidence de cette édition et pilote l'Agenda of Action. L'Australie est responsable de la conduite des négociations officielles durant la période de la conférence.

Le bilan des sommets précédents

La conférence COP 30, organisée à Belém en 2025, n'a pas inclus de référence explicite aux combustibles fossiles dans son texte final. Cette absence de mention formelle avait marqué les débats lors de cette précédente édition.

Le fonds pour les pertes et préjudices dispose de ressources financières limitées. Selon des estimations antérieures, ce mécanisme a recueilli environ 800 millions de dollars en promesses de dons. Ces montants mobilisés restent en deçà des besoins exprimés par les nations vulnérables aux impacts climatiques. La question du financement et de la transition énergétique demeure au centre des préoccupations pour les délégations réunies à Antalya.

Financement et besoins climatiques africains

La feuille de route établie entre Bakou et Belém fixe l'objectif de mobiliser 1 300 milliards de dollars par an d'ici 2035 pour financer l'action climatique dans les pays en développement. Ce dispositif vise à combler les disparités financières constatées lors des précédents sommets. Parallèlement, l'Afrique évalue ses besoins climatiques à 2 800 milliards de dollars pour la période courant de 2020 à 2030. Le continent fait face à un déficit de financement actuel s'élevant à 2 500 milliards de dollars. Ces montants illustrent l'écart persistant entre les ressources disponibles et les investissements requis pour répondre aux impératifs climatiques sur le territoire africain. La gestion de ces flux financiers figure parmi les points de discussion des délégations présentes à Antalya.

Objectifs énergétiques et vulnérabilités insulaires

Murat Kurum, président de la COP 31, soutient l'instauration d'un objectif mondial d'électrification fixé à 35 % d'ici 2035. Cette proposition vise à accélérer la transition énergétique globale, une priorité affichée par la présidence turque lors des préparatifs du sommet à Antalya.

Tuvalu, archipel composé d'environ 10 600 habitants, illustre l'urgence de ces mesures pour les nations insulaires. Le territoire fait face à des menaces directes liées à l'élévation du niveau de la mer, plaçant la question de la survie physique des populations au cœur des débats sur l'atténuation climatique.

Inde projette de son côté une transformation profonde de son mix énergétique. Le gouvernement prévoit de réduire l'intensité de ses émissions de 47 % d'ici 2035, en utilisant les niveaux de 2005 comme base de référence. Parallèlement, le pays s'engage à atteindre une part de 60 % de capacité électrique installée issue de sources non fossiles. Ces objectifs nationaux, présentés dans le cadre des négociations, marquent une étape significative dans la stratégie de décarbonation de l'une des économies les plus peuplées au monde. La convergence de ces ambitions, entre les cibles mondiales portées par la présidence de la COP 31 et les plans d'action nationaux, constitue un axe majeur des discussions menées par les délégations internationales réunies en Turquie.