Algérie : Renforcement des contrôles aux frontières pour lutter contre la fraude

هكذا تتم مراقبة السلع من الحدود إلى المخازن وشبكة جديدة ضدّ الغش!
Photo via Echoroukonline

Les autorités algériennes intensifient leurs efforts pour renforcer le contrôle de leurs frontières, dans le but de lutter contre la fraude. Cette initiative fait suite à l'approbation d'une nouvelle décision par le Directeur général des Douanes, le Général-Major Bekhouch. Le texte, daté du 1er juin 2026, a été publié dans la dernière édition du Journal Officiel. Cette mesure vise à consolider la surveillance et les dispositifs sécuritaires aux points d'entrée et de sortie du territoire national. L'objectif est de freiner les activités illicites et de garantir une meilleure application des réglementations douanières, contribuant ainsi à la sécurité économique et nationale du pays. Cette démarche proactive s'inscrit dans une volonté affirmée des autorités algériennes de resserrer leur emprise sur les frontières du pays, considérées comme des zones stratégiques pour la souveraineté et le développement.

Nouvelles postes de garde douanière

La nouvelle décision prévoit la création et la mise en service de postes de garde douanière. Ces structures sont conçues pour assurer une surveillance constante de la bande frontalière adjacente. Elles auront également pour mission de fournir un soutien opérationnel aux équipes douanières déjà en place et de garantir une coordination étroite avec la Gendarmerie nationale. Cette collaboration vise à optimiser l'efficacité des opérations de contrôle et de sécurisation des zones frontalières, en mutualisant les ressources et l'expertise des différentes forces de sécurité.

Les postes de garde fonctionneront sans interruption, 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, grâce à un système de patrouilles continues. Ce dispositif doit permettre une présence ininterrompue sur le terrain, essentielle pour détecter et intercepter les activités illicites, qu'il s'agisse de contrebande, de trafic de marchandises ou de mouvements transfrontaliers non autorisés. Chaque poste sera placé sous la direction d'un chef ayant au minimum le grade d'officier de brigade. Cette exigence en matière de rang assure un encadrement qualifié et expérimenté pour la gestion des opérations sur ces points stratégiques, garantissant ainsi une chaîne de commandement claire et une prise de décision rapide face aux situations rencontrées.

Expansion des inspections de qualité

Le ministère du Commerce intérieur et de la Régulation du marché, en coordination avec le ministère des Finances, a rehaussé le niveau de déploiement des services de contrôle de la qualité et de lutte contre la fraude aux frontières. Cette mesure vise à intensifier la surveillance des marchandises entrant et sortant du territoire national, assurant ainsi la conformité aux normes et la protection des consommateurs.

Le nombre d'inspection a été porté à 53, couvrant désormais les frontières terrestres, maritimes et aériennes, ainsi que les zones sous douane et les entrepôts. Cette augmentation significative témoigne d'une volonté d'élargir le champ d'action des contrôles, afin de couvrir l'ensemble des points névralgiques du commerce international et national. L'objectif est de prévenir l'introduction de produits non conformes ou contrefaits, et de lutter contre l'évasion fiscale et la contrebande.

La liste actualisée des emplacements des inspections inclut spécifiquement les ports, les aéroports, les postes-frontières terrestres et toutes les zones sous contrôle douanier. Cette expansion géographique doit permettre une couverture plus exhaustive des points sensibles, où les flux de marchandises sont les plus importants et les risques de fraude les plus élevés.

Localisations des points de contrôle

Les ports concernés par ces nouvelles dispositions incluent Alger, Oran, Bejaia, Skikda, Annaba, Jen Jen, Mostaganem et Ténès. Ces infrastructures maritimes sont désormais soumises à un renforcement des contrôles pour les marchandises importées et exportées, compte tenu de leur rôle clé dans l'économie nationale. Les inspections y seront systématisées pour garantir la qualité et la conformité des produits transitant par ces plateformes.

Les aéroports majeurs du pays sont également visés par ces mesures. Parmi eux figurent l'aéroport Houari Boumediene, Es Senia, Constantine, Annaba et Tébessa. Ces plateformes aériennes verront leurs capacités d'inspection accrues afin de mieux lutter contre la fraude, notamment en ce qui concerne le fret et les bagages. Des équipes spécialisées y seront déployées pour détecter toute tentative d'introduction ou d'exportation illicite.

Enfin, une série de postes-frontières terrestres est concernée. Il s'agit d'Oum Taboul, El Haddada, Bouchabka, Maghnia, El Kolla Lotfi, Taleb Larbi, Bordj Badji Mokhtar, Timiaouine, In Guezzam et Tin Zaouatine. Le déploiement des services de contrôle vise à couvrir l'ensemble des points d'entrée terrestres stratégiques, en particulier ceux situés dans des régions reculées ou difficiles d'accès, afin d'assurer une surveillance complète et efficace des frontières du pays.

Objectifs et portée des mesures

Ces mesures visent à relier le contrôle douanier et commercial sur le terrain en renforçant la présence frontalière. Elles entendent également intensifier l'inspection des marchandises, selon les informations disponibles. L'objectif ultime est de créer un bouclier solide contre toutes les formes de fraude et de contrebande, protégeant ainsi l'économie nationale, les recettes fiscales et la santé publique. Cette coordination interministérielle et l'engagement des différentes forces de sécurité soulignent la détermination de l'Algérie à sécuriser ses frontières et à garantir le respect des réglementations commerciales et douanières.