Les examens du Baccalauréat en Algérie, qui débutent le dimanche 6 juin, feront l'objet d'un dispositif de sécurité renforcé visant à prévenir la triche et les fuites de sujets. La Direction Générale de la Sûreté Nationale et le Haut Commandement de la Gendarmerie ont mobilisé leurs unités « Eclairs électroniques », en coordination étroite avec le ministère de l'Éducation, pour contrer ces menaces. Le gouvernement a également mis en place un « protocole général sécuritaire et judiciaire » destiné à protéger l'intégrité des sujets d'examen. Ce plan global note la détermination des autorités à assurer la régularité du déroulement des épreuves nationales.
Mobilisation des forces de sécurité
Des cellules de veille et de contrôle, mises en place au niveau de tous les conseils judiciaires à travers le pays, ont entamé leurs activités dès le dimanche pour assurer le bon déroulement des examens et détecter toute tentative de fraude. Les équipes spécialisées du service central de lutte contre la cybercriminalité de la Sûreté Nationale ont également débuté le suivi de tous les sites internet soupçonnés d'être impliqués dans la fuite de sujets du Baccalauréat. Parallèlement, des mesures de sécurité rigoureuses ont été déployées au sein des centres d'impression des sujets. Ces dispositifs incluent une surveillance par caméras et l'installation d'appareils de brouillage pour empêcher toute transmission d'appels ou d'images depuis ces lieux sensibles.
Cadre juridique et sanctions sévères
Les procureurs généraux ont instruit l'ensemble des parquets du territoire d'appliquer des sanctions sévères contre les personnes impliquées dans des affaires portant atteinte à l'intégrité des examens. Dans ce cadre, les procureurs généraux ont appelé à « la responsabilité et la vigilance pour la réussite de cet examen décisif dans une atmosphère sereine ». Le droit algérien, via la loi 20-06, a introduit un nouveau chapitre au Code pénal spécifiquement dédié aux délits portant atteinte à l'intégrité des examens et concours.
Les infractions simples relatives à l'intégrité des examens sont passibles de peines d'emprisonnement allant de un à trois ans, assorties d'une amende de 100 000 à 300 000 dinars. Pour les infractions aggravées, commises par les organisateurs d'examens ou impliquant l'utilisation de moyens de communication à distance, les peines s'étendent de cinq à dix ans de prison et des amendes pouvant atteindre un million de dinars. Les procureurs généraux ont également souligné la nécessité de « faire preuve de diligence en signalant toute personne suspecte aux parquets de la République ou aux services de sécurité, soit en contactant les numéros verts dédiés, soit par signalement direct, afin d'intervenir en temps opportun pour arrêter ces individus et prendre des mesures légales strictes à leur encontre ».
Les actes entraînant l'annulation complète d'un examen ou d'un concours sont classés comme crimes. Ils sont punis d'une peine de réclusion temporaire allant de sept à quinze ans et d'amendes variant de 700 000 à 1 500 000 dinars.
Protocoles de surveillance numérique
Le Centre national de lutte contre les crimes liés aux technologies de l'information de la Gendarmerie nationale a mis en place une cellule de crise. Cette cellule est composée d'enquêteurs qualifiés et de spécialistes techniques chargés de la surveillance électronique des examens du Baccalauréat. Les services de sécurité opèrent selon un système de rotation continue, fonctionnant 24 heures sur 24, afin de déjouer toute tentative de fraude ou de fuite des sujets des épreuves du Baccalauréat de 2026.
Appel à la vigilance citoyenne
Face à ces dispositifs, les autorités algériennes appellent également les citoyens à une vigilance accrue. Cette démarche vise à engager la société civile dans la protection de l'intégrité des examens du Baccalauréat. Les procureurs généraux ont récemment souligné l'importance de la signalisation de toute personne suspecte, incitant le public à contacter les numéros verts dédiés ou les services de sécurité. Les services de la Sûreté Nationale et de la Gendarmerie nationale, déjà mobilisés pour la surveillance numérique et physique des épreuves, comptent sur cette collaboration pour identifier et interpeller les individus tentant de nuire au bon déroulement des examens.