Algérie : Lancement d'une référence nationale pour l'alignement formation-emploi

إعداد مرجع وطني للكفاءات الصناعية لتكييف التكوين مع سوق العمل
Photo via Echoroukonline

Les ministres de l'Industrie, Yahia Bouchair, et de la Formation et de l'Enseignement professionnels, Nasima Rahhab, ont coprésidé une réunion de coordination, selon des sources officielles. Cette rencontre clé visait à assurer le suivi de la mise en œuvre du projet de « Référence Nationale de la Formation et des Compétences » (RNFC). Le projet RNFC, officiellement lancé le 16 mars, a pour objectif fondamental d'aligner les formations sur les besoins spécifiques du marché du travail et d'anticiper les transformations rapides des emplois en Algérie. Cette initiative conjointe note l'engagement des deux ministères à moderniser l'approche de la formation professionnelle dans le pays.

Objectifs du projet RNFC

Le projet de la Référence Nationale de la Formation et des Compétences (RNFC) constitue un outil stratégique destiné à organiser et à décrire de manière exhaustive les compétences professionnelles requises. L'initiative vise également à établir un lien direct et efficace entre les offres de formation disponibles et les besoins réels de l'économie nationale. Sa pertinence est d'autant plus accentuée par les défis majeurs posés par le développement technologique constant, la transformation numérique omniprésente ainsi que les transitions économiques et environnementales en cours à l'échelle mondiale et nationale. Cette démarche permettra concrètement d'orienter les offres de formation vers les priorités stratégiques du développement industriel et de répondre avec anticipation aux futurs enjeux économiques du pays. En structurant les compétences et les formations, le RNFC aspire à renforcer l'employabilité des jeunes et à soutenir la compétitivité des entreprises algériennes.

Avancement des travaux sectoriels

Les travaux concernant le secteur de l'industrie, choisi comme secteur pilote en raison de son importance stratégique, sont en voie d'achèvement. La réunion ministérielle a permis de passer en revue les résultats prometteurs des premières phases du projet. Ces étapes initiales ont notamment inclus un atelier de formation intensif destiné aux cadres du ministère de l'Industrie, visant à les familiariser avec la méthodologie du RNFC. Des réunions de coordination régulières se sont déroulées afin de préparer méticuleusement le programme statistique sectoriel pour la cartographie précise des emplois et des compétences existantes et futures. Parallèlement, une enquête de terrain approfondie a été lancée pour classifier les professions industrielles selon leur importance future et leur évolution potentielle. Des visites sur le terrain ont été menées auprès des complexes industriels "Gica", "AGM" et "SNS", des acteurs majeurs de l'industrie algérienne. Ces visites avaient pour objectif principal d'appliquer concrètement la méthodologie d'identification et d'évaluation des compétences directement sur le terrain. La préparation d'un programme d'inventaire détaillé des professions et des compétences a également débuté, jetant les bases d'une connaissance approfondie du capital humain industriel.

Mise en place de la plateforme

Dans le cadre de cette initiative, des points de contact (focal points) sont actuellement désignés au sein des complexes industriels concernés. Ces représentants auront pour mission essentielle d'alimenter de manière continue la « Plateforme nationale de la référence des compétences économiques ». Cette plateforme centralisera l'ensemble des données concernant les compétences requises par le marché du travail et les formations disponibles, créant ainsi une base de données dynamique et interactive. Son objectif est de créer un lien direct et opérationnel entre les besoins exprimés par les entreprises et l'offre de formation professionnelle proposée par les établissements. La mise en place de ces points de contact répond à la nécessité impérieuse d'une collecte d'informations continue et pertinente sur les évolutions rapides des métiers et des qualifications professionnelles au sein du secteur industriel, garantissant ainsi l'actualisation constante des données.

Vision ministérielle pour l'avenir

Les ministres ont mis l'accent sur une coordination renforcée visant à édifier un système de formation "flexible et proactif", ont-ils déclaré. Ce système novateur doit répondre de manière agile aux besoins réels et évolutifs de l'industrie nationale. Il s'appuiera sur des données précises et une analyse objective des exigences du marché du travail, ont-ils précisé. Cela permettra d'orienter efficacement les offres de formation vers les priorités de développement industriel et les défis de l'économie future, selon les ministres. Cette vision stratégique vise à doter l'Algérie d'une main-d'œuvre qualifiée et adaptée aux exigences d'une économie en pleine mutation.