Affluence record à Al-Aqsa malgré les restrictions pour l'Aïd al-Adha

Photo via Elwatan

Mercredi, plus de 140 000 fidèles se sont rassemblés sur les esplanades de la mosquée Al-Aqsa, située dans la Vieille ville de Jérusalem, pour la prière de l'Aïd al-Adha. Ce nombre témoigne d'une affluence record malgré des restrictions imposées par les autorités. La célébration de cette fête musulmane majeure a ainsi attiré une foule considérable, marquant un événement significatif pour la communauté et soulignant la détermination des fidèles à exercer leur culte en dépit des obstacles. Cette participation massive est d'autant plus remarquable que l'accès au site a été fortement encadré et limité pour de nombreux croyants.

Restrictions et fermetures répétées

Les autorités d'occupation israéliennes ont fermé à plusieurs reprises les portes de la mosquée Al-Aqsa depuis le début de la « guerre américano-israélienne contre l'Iran » en février. Cette série de fermetures a marqué une période de tensions accrues autour du site sacré, impactant directement la liberté de culte et l'accès des fidèles à l'un des lieux les plus saints de l'islam. Ces mesures restrictives ont été perçues comme une escalade par de nombreux observateurs.

L'esplanade de la mosquée Al-Aqsa a été entièrement interdite aux fidèles pour la prière de l'Aïd al-Fitr le 20 mars 2026, une première depuis la guerre de 1967. Cette mesure sans précédent a suscité de vives réactions au sein de la communauté musulmane, soulignant l'impact des restrictions sur l'accès aux lieux de culte. L'interdiction totale d'accès pour une fête aussi importante a été un signal fort de la détérioration de la situation et a privé des milliers de personnes de la possibilité de prier collectivement sur le site.

Le contexte de la guerre

La Vieille ville de Jérusalem a été soumise à un quasi-bouclage depuis le début du conflit, n'autorisant l'entrée qu'à ses seuls résidents. Cette mesure de restriction a considérablement affecté la vie quotidienne et l'accès aux lieux saints pour les non-résidents, transformant le cœur historique de la ville en une zone difficilement accessible. Les rues habituellement animées par les pèlerins et les commerçants ont vu leur fréquentation chuter drastiquement, créant une atmosphère de tension et de surveillance constante.

En raison de l'état d'urgence décrété, les rassemblements de plus de 50 personnes étaient interdits durant l'Aïd al-Fitr. Cette interdiction a eu un impact direct sur la célébration de cette fête religieuse majeure, empêchant de nombreux fidèles de se réunir collectivement pour les prières et festivités traditionnelles. Les familles et les communautés ont dû adapter leurs pratiques, souvent dans l'isolement, loin de l'esprit de rassemblement qui caractérise habituellement l'Aïd.

Témoignages et inquiétudes

Des milliers d'autres fidèles ont été empêchés d'accéder au site de la mosquée Al-Aqsa, selon les observations de plusieurs médias et des témoignages recueillis sur place. Cette situation a conduit à une frustration palpable parmi ceux qui souhaitaient participer aux prières de l'Aïd al-Adha. Ces restrictions ont limité l'accès à un nombre important de personnes, malgré l'affluence record enregistrée à l'intérieur de l'enceinte sacrée. La présence des forces de sécurité aux points de contrôle autour de la Vieille ville de Jérusalem a contribué à filtrer l'entrée, empêchant de nombreux croyants d'atteindre le lieu de culte pour la célébration. Les récits de fidèles refoulés aux barrages ont mis en lumière les difficultés rencontrées pour accéder à ce site emblématique.

Implications et avenir

Le 14 mai, les forces israéliennes ont interdit l'accès à l'esplanade de la mosquée Al-Aqsa aux hommes de moins de 60 ans et aux femmes de moins de 50 ans. Cette restriction spécifique a marqué une limitation significative pour une partie des fidèles souhaitant se rendre sur le site, ciblant des catégories d'âge précises et accentuant le sentiment de discrimination. Les autorités israéliennes ont mis en œuvre ces mesures dans un contexte de tensions persistantes, affectant la liberté de culte pour de nombreux musulmans de Jérusalem et des territoires palestiniens. Ces actions soulignent les défis rencontrés par la population locale pour accéder au troisième lieu saint de l'islam, en particulier lors des fêtes religieuses importantes, et posent des questions sur le respect des droits religieux fondamentaux.